Les petits conseils de Bernard.. Nous avons survolé les différents choix
qui se présentent lors de l'acquisition du matériel. Les disponibilités
financières, la présence ou non du matériel souhaité chez votre détaillant
ou tout simplement le " Coup de foudre " à la vue d'une nouveauté se chargeront
d'orienter votre achat... Mais le cyclisme, qu'il soit " De route " ou bien
" Des champs " reste un sport exigeant voire difficile ( Le plus difficile
? ) lorsque l'on souhaite le pratiquer de manière assidue. Il convient donc
d'observer quelques règles de base si l'on veut progresser dans cette discipline
et se montrer à la hauteur de notre splendide destrier ! L'objet de cette
rubrique n'est, bien sûr, pas de former des champions ( L'encadrement des
clubs est là pour cela ) mais de tenter de dégager quelques notions de diététique,
de méthodes d'entraînement ou de récupération.
1) La diététique
Le rapport poids/puissance est bien souvent l 'élément déterminant quant
à la performance d'une machine motorisée.
De la même façon un cycliste verra ses performances augmenter de manière
saisissante au fur et à mesure de la disparition de kilos superflus.
Bien entendu cela se vérifiera d'autant plus que les parcours empruntés
se révèlent pentus...
Tout d'abord, il ne s'agît pas d'atteindre un poids " idéal " mais plutôt
un poids de " Forme ". Un homme mesurant 1,79m ne cherchera pas forcément
à peser 65 kg ( Mensurations de R.Virenque ).
Des facteurs comme l'ossature ou la corpulence, naturellement plus forte
au fil des années , viendront modérer ce désir de ressembler à ces " Chevaliers
maigres " comme les appelait Antoine Blondin.
Le pèse-personne sera un élément objectif dans votre chasse aux kilos
superflus, mais un regard dans le miroir sur votre nouvelle silhouette
ou bien l'épaisseur du bourrelet de peau que vous pouvez pincer sur vos
hanches seront des indicateurs tout aussi importants, car il ne faut pas
oublier que le kilo de muscles pèse plus lourd que le kilo de graisse
! ( ...)
Avant de penser à gagner quelques kilos de muscles, pensons donc à perdre
un peu de graisse..
Comme pour le commun des mortels, les règles de diététique de base telles
que; absorber un petit déjeuner consistant, prendre ses repas à heures
régulières et surtout manger varié sont toujours de mise.
Inutile de s'appesantir non plus sur le côté néfaste des confiseries,
sauces, charcuteries ou alcools divers..
Une des spécificité du " Régime cycliste " est bien sûr la consommation
des sucres lents qui sont le carburant du muscle. Ces sucres à structure
plus complexe que les simples glucides sont assimilés par l'organisme
et peuvent donc être restitués sous formes d'énergie lors d'efforts d'endurance.
Nous allons les trouver dans les féculents ( Pâtes, riz, pommes de terre,
pois, pain ..) qui peuvent être consommés sans modération dès lors qu'ils
ne sont pas accompagnés d'une sauce hyper calorique et qu'un effort d'endurance
soit prévu dans les heures suivant leur ingestion.
Le proverbe " L'avoine du soir fait le cheval du matin " bien connu des
cyclosportifs matinaux bouscule ainsi l'habitude de repas du soir légers
et digestes !
Pourtant cette habitude devrait être la règle et le repas du soir doit
être l'occasion d'explorer toute la gamme des légumes et permettre ainsi
à l'organisme de se recharger en vitamines, oligo-éléments et fibres .
Tous ces éléments sont souvent peu présents dans les féculents habituels
et, à ce propos, le sportif un peu moins exigeant quant à la rapidité
de cuisson de son riz ou de ses pâtes s'orientera avec bonheur vers le
rayon " Bio " de son épicerie favorite pour y acheter des aliments " complets
".
Pendant l'effort ....
Il est indispensable de s'hydrater régulièrement et cela avant d'avoir
subi les premiers symptômes de la soif.
Dans le cas contraire, une sévère baisse des performances après une heure
d'efforts est prévisible.
Le véritable " Coup de buis " suivra ensuite dans un délai plus ou moins
long suivant la chaleur ambiante, l'intensité des efforts ou tout simplement
la physiologie de l'individu...
Toutes les boissons énergétiques vendues dans les rayons diététique des
magasins de sport sont bien entendues adaptées et seront choisies en fonction
de leur goût, leur tolérance ou non par l'estomac du sportif ou tout simplement
leur coût... ( Actuellement, l'auteur de ces quelques lignes " carbure
" à un splendide sirop de cassis dilué dans de l'eau et vendu moins de
10f le litre ...)
De la même manière, si l'effort se poursuit encore un peu ( Par exemple
au delà de 2 heures ) il va devenir important d'avaler des aliments solides.
Les barres énergétiques font florès et le choix se fera essentiellement
en fonction des goûts de l'intéressé. Il faut en effet se méfier des barres
" Coup de fouet " au goût deg..... alors que le véritable coup de fouet
réside aussi dans un peu de plaisir gustatif au milieu d'un océan de détresse
physique!!
Pour les efforts très longs il existe également des repas semi-liquides
mais, là encore, si cet effort ne se produit pas dans le cadre d'une "
cyclosportive " ou autre compétition, un petit arrêt gastronomique sera
aussi judicieux...
Bernard Hinault lui même ponctuait bien ses sorties d'entraînement de
pauses dans les boulangeries Bretonnes! Après l'effort....
Malgré le conseil moultes fois répété de boire souvent, l'organisme est
quasiment inévitablement en déficit d'eau après une " sortie ". Il suffit
d'observer la perte de 2, 3 ou même 4 kilos après l'effort pour s'en rendre
compte.
De l'eau ou des boissons chaudes seront alors indispensables pour reconstituer
les réserves. Une collation permettra également à l'organisme de se réhydrater
via des aliments solides .
Une habitude ayant au moins pour mérite de satisfaire celui qui la suit
(.. )est de boire de l'eau fortement minéralisée ( Hépar) afin de " réinjecter
" des sels perdus lors de l'effort.
Ces quelques lignes ne font qu'effleurer le domaine vaste et passionnant
que peut être la diététique sportive. Leur principal motivation est uniquement
d'arriver à la conclusion suivante : - Du bon sens !
Mangez équilibré, à heures régulières. Ne faîtes pas de l'excès, une
règle et surtout pensez à donner à votre " Moteur " ce dont il aura besoin
où au contraire ce qu'il a perdu !!!

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2 L'entraînement
Nous avons déjà débordé quelque peu sur ce sujet en évoquant l'alimentation
durant l'effort.Voici quelques notions pour apprendre à conduire cet effort
afin de progresser régulièrement.
Le cyclisme comme tout sport d'endurance permet de réaliser des progrès
spectaculaires dans les premiers jours ou mois de pratique.
La seule condition à ceci étant de ne pas " Placer la barre trop haut
" Il convient en effet de respecter une progression dans le kilométrage
ou plutôt dans la durée des sorties. ( En effet 50 km de VTT ou bien 50
km de routes incluants un col de 1ere catégorie sont aisément comparables
à 100 km dans les plaines de La Beauce .. )
En augmentant régulièrement la durée de vos entraînements, votre organisme
va progressivement s'adapter à l'effort et au vélo. ( Le fameux mal au
c.. des débuts ne devient rapidement qu'un souvenir...) Les premières
sorties se feront sur des développements modestes et il conviendra alors
de privilégier l'endurance.
En effet, il est communément admis que la perte des kilos accumulés sont
plus facilement éliminés lors d'efforts longs et modérés durant lesquels
les muscles puisent leurs sucres dans les réserves adipeuses.
Ces efforts effectués à un rythme légèrement supérieur tout de même à
celui d'une balade permettent également le développement de l'appareil
cardio-vasculaire . Pour reprendre une analogie avec la mécanique automobile
il convient d'abord de développer la cylindrée avant de songer à la puissance...
Cette puissance sera obtenue lors de séances bien plus toniques où la
résistance cardio-musculaire sera sollicitée à différents seuils..
Il n'est pas question ici d'exposer des plans d'entraînement ni de détailler
les différentes filières d'approvisionnement du muscle en énergie suivant
l'intensité de l'effort par rapport à un maximum relevé par un cardio-fréquencemètre..
Simplement, si vous vous entraînez en groupe, n'hésitez pas à jouer "
à la course " en faisant par exemple un sprint au passage de chaque panneau
d'agglomération ou bien en improvisant une ligne de " Grand Prix de la
Montagne " en haut de chaque côte!
Si vous vous entraînez en solitaire, le cardio-fréquencemètre, évoqué
plus haut, sera d'un grand secours en étant le seul juge, objectif, de
l'intensité de vos efforts. Il est en effet plus difficile de " Se faire
mal " tout seul qu'en groupe..
Nous avons évoqué la puissance de l'appareil cardio-respiratoire mais
bien sûr n'oublions tout de même pas celle que vont devoir dégager les
jambes du champion ! Les heures de selle effectuées en endurance ou bien
en résistance auront déjà permis à la musculature d'évoluer. Il convient
alors de la développer encore en effectuant par exemple des entraînements
sur des braquets bien plus importants que nécessaire et ceci sans se lever
de la selle. L'exercice trouvera sa limite lorsque les cuisses sembleront
exploser ! Ce genre d'entraînement est évidemment à proscrire si des problèmes
tendineux ou articulaires sont sous-jacents..
Le risque de ce genre de pratique est également d'empêcher le travail
de la vélocité, paramètre important du " Bagage cycliste " .
Une solution peut être celle retenue par un entraîneur bien connu : "
Tout à droite dans les montées et tout à gauche dans les descentes ! "
Cette belle maxime que chacun peut d'ailleurs adapter à sa vie quotidienne
sera la conclusion de cette chronique. Bonne route.

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